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La Bourse de Paris termine dans le rouge, secouée par la reprise des hostilités au Moyen-Orient
information fournie par AFP 08/07/2026 à 19:11

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ( AFP / ERIC PIERMONT )

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris ( AFP / ERIC PIERMONT )

La Bourse de Paris a terminé dans le rouge mercredi, bousculée par la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, qui a entraîné une nette remontée des prix du pétrole et déclenché un retour de l'aversion pour le risque chez les investisseurs.

L'indice vedette de la place de Paris, le CAC 40, a clôturé en forte baisse de 2,18%, à 8.252,66 points. La veille, il avait fini en repli de 0,51%, à 8.436,24 points.

Les Bourses européennes ont chuté "après que le président Donald Trump a déclaré que l'accord initial visant à mettre fin à la guerre avec l'Iran était terminé, ravivant les craintes d'une nouvelle escalade au Moyen-Orient", a souligné Patrick Munnelly, analyste de Tickmill Group.

Le cessez-le-feu avec l'Iran est "terminé", a déclaré mercredi le président Trump.

La réaction des marchés pétroliers a été immédiate, les cours flambant de plus de 7% et faisant plonger dans le rouge les places européennes, très exposées aux prix de l'énergie.

"La réaction du marché montre à quel point le rebond observé après la trêve peut rapidement s'inverser lorsque les développements géopolitiques changent de direction", a noté M. Munnelly.

L'industrie, l'auto et la banque dans le rouge

En période de tensions géopolitiques, les investisseurs vendent généralement les actions des secteurs dits cycliques, donc particulièrement sensibles à la conjoncture économique, comme celles des banques, de l'industrie et de l'automobile.

Les valeurs bancaires ont ainsi terminé en nette baisse, soumises à une forte pression vendeuse car la remontée des prix du pétrole ravive les craintes inflationnistes. Les banques centrales seraient moins enclines à diminuer leurs taux, alors que des taux durablement élevés renchérissent le crédit immobilier.

Société Générale a lâché 5,79% à 71,30 euros, Crédit Agricole a perdu 2,27% à 17,20 euros et BNP Paribas 3,45% à 98,27 euros.

Les constructeurs et équipementiers automobiles ont aussi terminé en forte baisse: Stellantis -5,85% à 4,69 euros, Renault -4,14% à 25,24 euros et Valeo -5,54% à 12,18 euros.

Même constat pour les industriels, plombés par la flambée des prix du brut, l'énergie restant un important poste de dépenses pour le secteur. Saint-Gobain a reculé de 4,43% à 75 euros et ArcelorMittal de 4,49% à 53,60 euros.

Les pétrolières brillent

A l'inverse, TotalEnergies profite de l'envolée des prix du brut, terminant en hausse de 2,32% à 69,35 euros.

La société Maurel & Prom, spécialisée dans l'extraction de pétrole et de gaz naturel, a gagné 6,30% à 8,10 euros.

Euronext CAC40

Valeurs associées

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4,688 EUR MIL -0,16%
68,6200 EUR Euronext Paris -1,05%

BOURSORAMA est une filiale à 100% de Société Générale

1 commentaire

  • 08 juillet 21:47

    Trump doit savoir que l'OTAN est une organisation qui propose de défendre un pays de l'organisation qui serait attaqué .
    En aucun cas l'organisation ne sert à attaquer délibérément un autre pays.
    Il est parti sans allié en guerre avec l'Iran il en sortira 'seul' et à ses dépends. Carton rouge pour Trump.


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